thesis

Autostéréotypisation : le rôle du statut numérique et du niveau de catégorisation

Defense date:

Jan. 1, 2005

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Institution:

Paris 5

Disciplines:

Abstract EN:

This dissertation with how self-stereotyping can be used as a strategy for balancing the needs for assimilation and differentiation in an asymmetrical intergroup context. In the first part, we show that, in case of numerical asymmetry, individuals can reach optimal distinctiveness by changing in-group oerception about in-group typical traits. Compared with majorities, minority members increase perceived in-group homogeneity and describe themselves in a more stereotypical way. In the second part, we show that, when asymmetrical categorization is defined simoultaneously at two levels of inclusiveness, balancing numerical status at different levels of categorization can be an effcient strategy to obtain optimal distinctiveness. Minority members tendency to increase sub-ordinate in-group homogénéity was confirmed only when in-group status was the same at the two levels of catagorization. This effect was not observed anymore when both statuses were inconsistent, or when the superordinate categorization was symmetrical. This suggests that balance between needs for assimilation and differentiation may be reached when a superordinate re categorization leads to loose (for the majority), or to escape from (for the minority), the subordinate numerical status.

Abstract FR:

Ce travail de thèse analyse l'autostéréotypisation comme stratégie permettant d'atteindre dans un contexte d'asymétrie numérique, l'équilibre entre les besoins d'assimilation et de différenciation. La première partie montre que l'individu peut répondre aux besoins activés par la taille de son groupe d'appartenance en modifiant la perception de son homogénéité sur les traits qui en sont typiques. Il apparait ainsi que, sur ces traits, les individus appartenant à des groupes minoritaires confèrent à leur groupe d'appartenance une plus grande homogénéité, et se décrivent plus à leur image, que ceux qui appartiennent aux groupes majoritaires. La seconde partie montre que, si l'asymétrie numérique est définie simuiltanément à deux niveaux de catégorisation, la conjonction de deux statuts différents permet de rendre optimale la distinctivité. Ainsi la tendance des minorités à accentuer l'homogénéité de l'endogroupe ne s'observe que si le statut numérique est le même aux deux niveaux de catégorisation. L'effet s'annule en cas d'inconsistance ou en cas d'absence d'asymétrie numérique au niveau superordonné. Ceci suggère que l'équilibre entre les besoins d'assimilation et différenciation peut être atteint dès lors qu'une recatégorisation superordonnée conduit à perdre (majorité) ou permet d'échapper (minorité) au statut numérique subordonné.