Les modalités de la latinisation du pays nord-osque
Institution:
Paris 4Disciplines:
Directors:
Abstract EN:
: We study the three peoples of northern Oscan language, Vestini, Paeligni, and Marrucini, on the basis of literary, archeological, and epigraphical sources. Our thesis aims at determining when and how the northern Oscan language spoken by these peoples was given up in favour of Latin. Literary texts testify to an early-though ambiguous-desire for an integration into the Roman state. Archeological data establish the adoption of Roman customs, in sanctuary architecture for example, but also show that the indigenous culture, funerary in particular, was remaining vivid. Inscriptions reveal two different ways towards the adoption of Latin. The elites speak Latin already at early dates, if not Greek, two languages of prestige and exchanges, though not giving up Oscan. On the opposite, servile classes make a broad use of Latin, language of travel for this social group which in part does not originate from the northern Oscan area. These classes play an important role in the disappearance of the Oscan language. Inasmuch as it remains spoken, the latter is little influenced by Latin. While vanishing, it passes on phonetic features to the Latin idiom spoken locally.
Abstract FR:
Les trois peuples de langue nord-osque, Vestins, Péligniens, Marrucins, sont étudiés d'après les sources littéraires, archéologiques et épigraphiques. La thèse cherche à déterminer à quelle date et sous quelles modalités la langue nord-osque parlée par ces peuples a été abandonnée au profit du latin. Les textes littéraires attestent un désir précoce mais ambigu d'intégration dans la cité romaine. Les résultats archéologiques montrent l'adoption de modes romaines, par exemple dans l'architecture des sanctuaires, mais aussi la vitalité d'une culture indigène, notamment funéraire. Les inscriptions prouvent deux tendances différentes à l'adoption du latin. Les élites, dès une date ancienne, parlent latin, voire grec, langues de prestige et d'échanges, sans pour autant abandonner l'osque. Les milieux serviles, au contraire, utilisent largement le latin, langue véhiculaire pour ce groupe social dont une partie n'est pas originaire du pays nord-osque. Ces milieux jouent un rôle important dans la disparition de l'osque. Tant qu'il est parlé, celui-ci est peu influencé par le latin. Il disparaît en laissant des traits phonétiques dans le latin local.